. Polynesia .
Rapa Nui ..
Mata ki te rangi *
Te pito o te henua **
* les yeux qui regardent les étoiles ** le nombril du monde
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samedi 20 février 2010

Découvrez l'île de Pâques

En bleu, illustrant les photos,
un extrait du tome 2 de Polynesia
" L'Invasion des formes "

L’île de Pâques est austère.

Partout, des volcans éteints dont quatre seulement ont gardé béant leur cratère. La plupart aux dômes arrondis,



parfois remplis d’eau, toujours dans un paysage d’une froide beauté.

Rapa Nui est surprenante. Pas de port pour les gros navires. Les cargos mouillent au large et ...
... quelques barges font la navette avec le port minuscule, juste suffisant pour le Toa Marama qui voisine avec un ou deux autres bateaux de passage.
Plus proche des habitations, se trouve un autre abri encore plus précaire, à moitié ouvert vers l’océan et finissant par une toute petite plage où s’ébattent les enfants de l’île.

Un endroit battu par la houle où quelques barques à moteur colorées sont amarrées à un énorme cordage traversant la petite anse.
Tout à côté, un seul village, Hanga Roa, concentrant les 3800 habitants qui ne respirent pas la richesse. Pas de grands hôtels, pas de buildings, pas de boutiques si ce n’est un unique lieu qui se veut culturel et où sont parqués des artisans attendant les touristes.
S’égrenant le long de la rue principale, des étals et des cabanes de petits vendeurs et des commerces de première nécessité.
Le reste de l’île demeure totalement sauvage. Un paysage de lande ou de steppe avec parfois un rare et maigre bois d’eucalyptus.
Mais le plus souvent, c’est une proportion sidérante de cailloux et de pierres se perdant à l’horizon, une immensité lunaire, minérale, cristallisée, calme et silencieuse. Une autre planète. Sur le sol, des éclats de lumière noire, de l’obsidienne. Parfois une petite route, souvent une piste.
Pas la moindre maison, pas de bâtiment ni de ligne électrique, aucun signe de civilisation moderne. Rien qu’une terre aride et désolée que traversent des hordes de chevaux sauvages et que dominent quelques rapaces.
Et puis, bien sûr, il y a les moai ...